Dr CLIPET FABIEN, chirurgie cancérologique à Le Port-Marly et Paris 17

CLIPET FABIEN charte graphique
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La chirurgie cancérologique digestive

La chirurgie cancérologique digestive regroupe l’ensemble des interventions réalisées pour traiter les cancers qui touchent les organes du tube digestif : œsophage, estomac, foie, voies biliaires, pancréas, côlon et rectum. Elle intervient lorsque le cancer est localisé et qu’il peut être retiré entièrement pour offrir une chance de guérison. C’est un des piliers du traitement des cancers digestifs, associée lorsque nécessaire à la chimiothérapie, la radiothérapie ou aux traitements ciblés.

Avant l’intervention : ce qu’il faut prévoir

La prise en charge d’un cancer digestif suit un chemin structuré et coordonné :

Étape 1 — Diagnostic

Selon les symptômes et les antécédents, le diagnostic repose sur :

  • une endoscopie (gastroscopie, coloscopie),
  • des biopsies,
  • un scanner ou une IRM,
  • un bilan biologique (marqueurs tumoraux)

L’objectif est de définir précisément le type de cancer, sa localisation et son stade.

Étape 2 — Décision en RCP

Chaque dossier est présenté en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire) réunissant :

  • chirurgien digestif,
  • gastro-entérologue,
  • oncologue,
  • radiothérapeute,
  • radiologue,
  • anatomo-pathologiste.

Cette réunion permet de proposer le meilleur traitement selon :

  • le type de tumeur,
  • son extension,
  • la condition générale du patient,
  • les recommandations du TNCD (Thésaurus National de Cancérologie Digestive).

Étape 3 — Chirurgie

Lorsque le cancer est résécable et le patient opérable, la chirurgie représente le seul traitement curatif possible.

Les interventions sont réalisées :

  • par voie mini-invasive (coelioscopie ou robot) lorsque cela est possible,
  • ou par voie ouverte pour certaines tumeurs complexes.

La chirurgie consiste à retirer :

  • la tumeur,
  • la partie de l’organe atteinte,
  • les ganglions associés (curage ganglionnaire).
  • Les organes de voisinage si nécessaire.

Étape 4 — Traitements complémentaires

Selon le stade du cancer, il peut être nécessaire de réaliser :

  • une chimiothérapie avant l’opération (néoadjuvante) pour réduire la taille de la tumeur,
  • une chimiothérapie après l’opération (adjuvante) pour diminuer le risque de récidive,
  • une radiothérapie, surtout pour les cancers rectaux ou œsophagiens,
  • des thérapies ciblées ou immunothérapies, dans certaines indications.

Étape 5 — Suivi post-opératoire

Le suivi vise à :

  • surveiller la cicatrisation et la récupération digestive,
  • repérer précocement toute récidive,
  • accompagner le patient sur les plans nutritionnel, psychologique, fonctionnel.

La prise en charge est globale et personnalisée, en lien étroit avec l’équipe médicale et paramédicale.

chirurgie coelioscopie vésicule biliaire
chirurgie coelioscopique en salle d'opération

Les principaux cancers digestifs — Quand opère-t-on ?

Cancer du côlon et du rectum

Chirurgie indiquée dans la majorité des cas lorsque le cancer est localisé. Objectif : retirer le segment atteint et les ganglions, rétablir la continuité digestive (anastomose). La voie mini-invasive est quasi systématique.

Cancer du foie (carcinome hépatocellulaire)

Chirurgie si le foie a encore une fonction suffisante et si la tumeur est localisée. Alternatives selon les cas : radiofréquence, embolisation, transplantation.

Cancer des voies biliaires et de la vésicule biliaire

Chirurgie lorsqu’une exérèse complète est réalisable (résection biliaire, hépatectomie partielle).

Cancer de l’estomac

Chirurgie lorsque la tumeur est opérable : gastrectomie partielle ou totale avec curage ganglionnaire.

Cancer du pancréas

Chirurgie possible dans les formes localisées sans envahissement vasculaire majeur. Duodénopancréatectomie céphalique (technique de Whipple) ou pancréatectomie gauche. Souvent associée à une chimiothérapie avant/après.

Cancer de l’œsophage

Chirurgie indiquée dans les tumeurs localisées, souvent après radio-chimiothérapie. Objectif : œsophagectomie avec reconstruction de l’alimentation (tube gastrique).

chirurgie convalescence
blouse chirurgicale et instruments médicaux sur table d'opération

Les avantages de la chirurgie mini-invasive

Lorsqu’elle est possible, la coelioscopie ou la chirurgie robot-assistée offre :

  • des incisions plus petites,
  • moins de douleur,
  • une récupération améliorée,
  • une durée d’hospitalisation réduite,
  • une reprise plus rapide des activités quotidiennes.

Conclusion

La cancérologie digestive couvre un ensemble de cancers complexes mais dont la prise en charge s’est fortement améliorée. La stratégie thérapeutique repose sur :

  • une évaluation complète et rigoureuse,
  • une décision collégiale en RCP,
  • des techniques chirurgicales modernes,
  • des traitements médicaux adaptés,
  • un suivi prolongé et personnalisé.

Grâce aux progrès du dépistage, des traitements combinés et de la chirurgie mini-invasive, les chances de guérison et la qualité de vie des patients ne cessent d’augmenter.

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